La peinture et l’impact sur l’environnement

Mis à jour : juil. 17

Les précautions à prendre pour diminuer les risques pour la santé associés à l'utilisation de certains pigments de peinture contenant des métaux lourds potentiellement nocifs.

Comment réduire les rejets de pigments dans l'eau lorsqu'on nettoie les pinceaux afin de diminuer les impacts négatifs sur l'environnement.


Je vous propose une série de trois articles sur la question de la peinture et l’impact sur l’environnement, soit

  1. un volet sur les pigments,

  2. un deuxième sur la peinture acrylique et

  3. un dernier sur la peinture à l’huile.

N’ayez crainte, l’idée de ces articles n’est pas d’être moralisateur sur la situation de l’environnement. Mais en tant qu’artistes, nous avons l’opportunité, en adaptant nos habitudes, de diminuer l’impact sur l’environnement de notre passion. Après tout, la majorité des activités humaines ont un certain niveau de pollution, il ne s’agit pas de s’empêcher de faire nos activités, mais bien d’en diminuer les impacts négatifs.

L’idée n’est pas de démontrer les divers problèmes associés par exemple aux plastiques dans l’environnement ou les microplastiques que l’on retrouve dans l’eau. De nombreuses publications se penchent sur la question. L’objectif est de fournir des solutions pratiques pour réduire l’impact sur l’environnement et d’être en mode solution. Que des effets négatifs aient été démontrés ou non sur la santé humaine (pensons à l’ingestion de microplastiques dans l’eau dont les scientifiques n’ont pas encore d’information à fournir sur les impacts), il est important d’être en mode précaution.

L’utilisation de la peinture à l’huile ou à l’acrylique a non seulement un impact sur l’environnement, mais aussi sur votre tuyauterie due à l’utilisation de la peinture acrylique par exemple. Toutefois, en modifiant certaines habitudes, nous pouvons grandement diminuer ces impacts. Certains auront le réflexe de soulever la question de la peinture à l’huile comme plus polluante, dû à l’utilisation de diluant comme les essences minérales (mineral spirit ou white spirit). Mais en fait, la peinture acrylique a probablement plus d’impact sur l’environnement et de façon pernicieuse. Évidemment, le but ici n’est pas de pointer un médium plus polluant qu’un autre…

Les pigments

Commençons par ce qui est commun aux deux types de peinture: les pigments. Certaines couleurs proviennent de pigments constitués de métaux relativement dangereux pour la santé humaine. Certains pigments ne sont presque plus utilisés depuis longtemps, on a qu’à penser au blanc écaillé (White flake), soit l’ancien blanc à base de plomb qui est maintenant remplacé par le blanc titane.


D’ailleurs, certains peintres sont possiblement mort d’empoisonnement au plomb il y a quelques siècles, dont l’artiste-peintre Raphael décédé à l’âge de 37 ans (1483-1520) ou encore Caravaggio (1571-1610). Certains ont supposé de ce dernier qu’il avait l’habitude de mettre un peu de salive sur son pinceau. Pas tout à fait la bonne idée si c’est le cas, mais il serait difficile de lui reprocher cette habitude étant donné le manque de connaissance à cette époque sur cette question.

D’ailleurs, le blanc à base de plomb (blanc écaillé) est toujours disponible chez certains fabricants. Il est toutefois peu recommandé compte tenu du risque élevé pour la santé et l’environnement. Le blanc de titane le remplace généralement dans la palette des artistes.


Par contre, la majorité des fabricants de peinture utilisent toujours le cadmium pour le jaune et le rouge ainsi que le cobalt pour le bleu. L’impact sur la santé humaine est sans danger lors d’une utilisation normale. Une bonne pratique est d’éviter d’avoir de la nourriture près de l’endroit où l’on travaille, question d’éviter d’absorber par mégarde des traces de peinture. Après une séance de peinture, il est important de se laver les mains avant de toucher à de la nourriture.

Il faut prendre note que les fabricants de peinture ont grandement amélioré la fabrication de leurs peintures et utilisent par exemple une forme insoluble de cadmium qui le rend moins nocifs pour l’utilisateur.

Ce qui est plus problématique, ce sont les rejets dans l’environnement. La première action que nous pouvons poser en tant qu’artistes est d’essuyer le plus possible le surplus de peintures de notre pinceau avec un torchon ou un papier essuie-tout avant de nettoyer le pinceau avec de l’eau et du savon. Soyons réalistes, nous allons rejeter des traces de pigments dans l’environnement. L’important est de réduire au maximum les rejets dans l’eau. La solution “la moins pire” est que les pigments se retrouvent en forme séchés dans un torchon finissant dans un dépotoir au lieu de se retrouver dans l’eau. En principe, un dépotoir bien conçu permet de s’assurer de limiter la diffusion de produits potentiellement toxiques hors du dépotoir.

Ainsi, les impacts sont diminués énormément et pour l’artiste, ce n’est qu’une habitude simple à avoir.

Lecture complémentaire :

· Couleurs pour Artistes - Rapport du CEPE sur les Aspects Santé - Sécurité - Environnement (https://www.blockx.be/fr/actu/toxicite.asp)


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